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NÉGOCIATIONS 2017-2021 – L’ALLIANCE SYNDICALE DE LA CONSTRUCTION REMET À LA MINISTRE RESPONSABLE DU TRAVAIL UNE PÉTITION SIGNÉE PAR PLUS DE 40 000 TRAVAILLEURS

Aujourd’hui, l’Alliance syndicale a rencontré la ministre responsable du Travail, Dominique Vien, afin de discuter de la possibilité de modifier la Loi sur les relations du travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d’œuvre dans l’industrie de la construction (Loi R-20). Concrètement, l’Alliance syndicale demande au gouvernement de permettre la négociation de clauses rétroactives dans les conventions collectives ainsi que l’application de mesures antibriseurs de grève. Une pétition de plus de 40 000 signatures a été déposée à la ministre en vue d’appuyer ces demandes.

 

De lourdes conséquences pour les travailleurs

Depuis le 30 avril, les employeurs empochent, aux dépens des travailleurs, plus de 8 millions de dollars par semaine. Plus les négociations s’étirent, plus les salariés de l’industrie perdent de l’argent. La partie patronale n’a visiblement aucun intérêt à conclure des ententes. Il est donc clair que la loi, dans son état actuel, entraîne de lourdes conséquences sur les travailleurs et leur famille, lesquels sont directement touchés par l’absence de clauses rétroactives et de mesures antibriseurs de grève.

 

Un appel soutenu à la mobilisation

Les négociations sont toujours en cours entre les parties. Elles sont difficiles et démontrent clairement un déséquilibre. L’Alliance syndicale continuera ses actions pour convaincre le gouvernement d’accorder aux travailleurs les mêmes droits que ceux des autres syndiqués québécois qui en bénéficient déjà depuis des décennies. Le dépôt de la pétition à la ministre n’est que le déclenchement d’un processus qui veillera à ce que les travailleurs et leur famille cessent d’être pris en otage par les employeurs. Précisons toutefois que l’Alliance syndicale voit d’un bon œil le choix de la ministre d’avoir accepté de rencontrer les représentants syndicaux et d’entendre les demandes.