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Le diplôme d’études professionnelles (DEP) : La voie à suivre pour intégrer l’industrie de la construction

Au cours des dernières semaines, notre industrie a connu des pénuries de main-d’œuvre importantes, d’abord dans la région du Grand Montréal puis dans celle de Québec. Il y a eu, en effet, deux ouvertures de bassin chez les charpentiers-menuisiers. Ces situations, que nous pouvons qualifier d’exceptionnelles, n’étaient pas survenues respectivement depuis 6 et 8 ans. Pour certains autres métiers, cependant, la réalité est différente et les pénuries de main-d’œuvre peuvent être plus courantes.

 

Mais malgré ces entrées par bassin de personnes non diplômées, la formation professionnelle doit demeurer en avant-plan, comme moyen d’intégration de la construction, et notre mission réside dans la promotion de celle-ci afin d’accueillir sur les chantiers des travailleurs et des travailleuses diplômés. C’est d’ailleurs une priorité pour notre industrie, laquelle est bien rodée en la matière. Voyez comment.    

 

Des centres de formation prêts à outiller la relève

L’an dernier, l’industrie a estimé qu’elle aurait besoin annuellement de près de 5000 diplômés de 2018 à 2021. Les centres de formation sont nombreux et se trouvent dans plusieurs régions du Québec. Ils sont prêts à recevoir les futurs travailleurs et travailleuses de la construction avec des programmes d’études qui, en plus d’être reconnus par le Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES), sont diversifiés, spécialisés, axés sur des apprentissages pratiques et concrets, adaptés aux nouvelles techniques et aux plus récents matériaux, et qui plus est, ils sont de courte durée, soit de quelques mois à deux ans. 

 

Des avantages non négligeables pour les diplômés

Diplôme en poche, le futur travailleur de la construction a la certitude d’entrer dans l’industrie plus rapidement que la personne qui attend une pénurie de main-d’œuvre. Il possède aussi une base considérable d’acquis, dans tous les aspects de son métier, pour commencer à travailler avec assurance sur les chantiers. L’apprenti diplômé peut en outre soustraire l’ensemble des heures consacrées à l’obtention de son DEP du nombre d’heures prévues par le régime d’apprentissage.

 

Prenons l’exemple du métier de charpentier-menuisier.

La durée de la formation est de 1350 heures. Le métier est composé de trois périodes d’apprentissage totalisant 6 000 heures. L’apprenti devra enregistrer seulement 4650 heures de travail en chantier (soit 6000 – 1350) avant de pouvoir passer l’examen de qualification.

 

Conclusion : une fois sorti des classes et une fois actif en chantier, le travailleur diplômé peut de toute évidence accéder plus rapidement au statut de compagnon. Rappelons au passage que le travailleur ayant intégré l’industrie grâce à une pénurie de main-d’œuvre doit obligatoirement suivre 30 heures de formation chaque année afin de maintenir la validité de son certificat de compétence. Certains croient donc à tort que la formation est le chemin le plus long.

 

Des représentants SQC disponibles pour les finissants

Vous connaissez une personne titulaire d’un DEP d’un métier de la construction qui souhaite intégrer l’industrie forte de son bagage d’apprentissage? Invitez-la à communiquer avec l’un de nos représentants qui pourra l’aider à dénicher une garantie d’emploi et bien l’orienter dans ses débuts en chantier. La qualité de la main-d’œuvre dans notre industrie est essentielle et les personnes diplômées y contribuent très certainement.

 

En savoir plus sur la relève? Visitez notre section Futur travailleur