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14 juin 2010 - Tous unis pour une même cause : le renouvellement des conventions collectives!
À quelques jours du droit de grève, où les discussions en sont-elles rendues?
Secteur résidentiel L’APCHQ demeure sur ses positions, notamment en refusant de réduire l’écart entre le résidentiel lourd et léger, mais le dialogue n’est pas fermé. L’Alliance syndicale a demandé au ministre du Travail la nomination d’un conciliateur pour faciliter la poursuite des discussions, car nous croyons qu’il est toujours possible de conclure une entente raisonnable pour les travailleurs et les employeurs de ce secteur.
Secteur génie civil/voirie Nous sommes encore loin d’un règlement, mais les discussions progressent avec l’ACRGTQ. Nous avons senti de leur part une certaine ouverture pour combler le sous-financement du régime de retraite, qui a enregistré un déficit de 1,9 $ milliards en 2009, mais en ce moment, ce sont les conditions de travail pour les chantiers, comme ceux de la Romaine, qui sont au cœur des pourparlers.
Secteurs institutionnel/commercial et industriel Au cours des derniers jours, l’Alliance a senti poindre une lueur d’espoir pour un règlement dans ce secteur. Nous avons laissé entrevoir une certaine ouverture sur la flexibilité des heures de travail, un mécanisme tant réclamé par les employeurs. En contrepartie, l’ACQ a retiré quelques-unes de ses demandes.
Par contre, malgré le fait que ces avancées soient encourageantes, l’ACQ nous a clairement indiqué qu’aucune offre ne serait faite pour l’industriel. Or, l’Alliance ne signera jamais une entente pour les chantiers commerciaux et institutionnels sans en conclure une pour le secteur industriel. L’ACQ prétend qu’elle ne veut pas signer une convention collective dans ce secteur tant et aussi longtemps que l’Alliance n’acceptera pas de revoir les conditions de travail dans l’industrie lourde. Selon l’ACQ, les travaux reliés à la machinerie de production sont au cœur du problème. De notre côté, nous estimons que le secteur industriel ne se résume pas seulement à la machinerie de production et souhaitons fixer les conditions de travail reliés à la construction d’usines et autres bâtisses industrielles en même temps que celles qui seront conclues pour les travailleurs des trois autres secteurs de notre industrie. Il sera toujours temps de revoir les conditions de travail pour la machinerie de production quand le gouvernement du Québec aura redonné l’exécution de ces travaux aux travailleurs et employeurs de la construction.
De plus, l’ACQ refuse de régler la question des avantages sociaux (assurances et retraite) à la table du tronc commun tant et aussi longtemps qu’elle n’aura pas une entente dans les trois secteurs qu’elles représentent. Donc pour l’instant, cette association patronale bloque tout règlement à la table du tronc commun.
Machinerie de production Nous continuons nos démarches auprès du gouvernement du Québec pour faire en sorte que les travaux reliés à la machinerie de production soient à nouveau confiés aux travailleurs et employeurs de la construction, comme ils l’ont toujours été depuis plus de 40 ans. Les donneurs d’ouvrages, par exemple, Rio Tinto à l’usine QIT, à Sorel, doivent comprendre que les travailleurs de la construction ne feront pas les frais de leur politique de réduction de coûts afin d’enrichir leurs dirigeants par des primes astronomiques. Nous sommes déterminés à protéger les emplois de nos membres et de nos employeurs spécialisés. Nous avons déjà indiqué les ouvertures que nous étions disposés à faire sur certaines clauses dites non-productives lors de discussions avec les donneurs d’ouvrage, c’est maintenant au ministre du Travail d’agir afin d’assujettir ces travaux à la loi sur la construction. L’expertise et le savoir-faire des travailleurs de la construction dans ce domaine est connu et reconnu depuis toujours.
J’attends le signal ! J’attends le signal ! J’attends le signal !
Malgré la lenteur des discussions et la fin de la période de médiation depuis le 1er juin, l’Alliance syndicale garde bon espoir d’en arriver à une entente, mais il est possible que nous ayons besoin d’un coup de main de votre part.
Vos négociateurs ont besoin de savoir que vous êtes derrière eux et qu’en cas de besoin vous serez prêts à faire connaître votre volonté d’améliorer et de conserver des conditions de travail qui ont été durement gagnées au fil des ans.
Attendez le signal, soyez prêts! Portez tous ce message en apposant le nouvel autocollant de l’Alliance sur votre chapeau. Demandez-le à votre représentant syndical.

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